Les Guillaume d'Orange : IXe-XIIIe siècles : entre histoire et épopée : actes du colloque international / organisé par FRAMESPA, UMR 5136, les 29 et 30 octobre 2004 ; Laurent Macé, éd.
Langue :françaisPays : France.Édition : Toulouse : Presses universitaires du Midi, 2020ISBN : 978-2-8107-0977-9.Dewey : 929.748, 21Classification : Résumé : Guillaume d’Orange est une figure composite : compagnon de Charlemagne et de son fils Louis, saint laïc, constructeur d’église et d’abbayes, il devient personnage d’épopée et icône littéraire. Son historicité étant attestée, reste à la dégager d’un mythe en construction. Celui-ci s’incarne à la fin du XIIe siècle, en la personne du prince d’Orange, un des protagonistes de la croisade contre les Albigeois. À partir de lui se met en place le célèbre parcours dynastique de la famille d’Orange et son destin royal, multiséculaire et européen. Plusieurs questions s’imposent d’elles-mêmes. Certaines cours nobiliaires méridionales des XIe et XIIe siècles semblent avoir puisé dans le corpus des récits guillelmides pour des finalités diverses : affirmation d’une conscience de soi, utilisation politique du potentiel symbolique. Peut-on identifier les lieux de réception de cette subtile élaboration culturelle ? Par ailleurs, sur les routes de pèlerinage et de croisade, et lors des grandes assemblées aristocratiques, la figure de Guillaume se dégage du cadre méridional et prend une dimension européenne. Selon quelles modalités ? À quoi tient une telle réussite à côte d’autres héros paladins tombés dans l’oubli ? Enfin, le personnage de Guillaume relevant à la fois de l’histoire et de la fiction, le problème du statut respectif des textes historiques et littéraires (avant le XIIIe siècle) mérite d’être posé. Les cloisons étaient-elles aussi étanches entre les actes de la pratique et les textes narratifs, encre compositions épiques et productions lyriques ? L’hypothèse de l’existence d’un épique roman justifie qu’on s’y attarde : jusqu’ici controversée sans qu’elle ait été véritablement discutée, elle est dorénavant au centre de nouveaux questionnements..Bibliographie : Notes bibliogr..Sujet - Nom de personne : Guillaume le Grand, saint, 07..-0812 • Duhamel-Amado, Claudie – Mélanges et hommages Sujet - Forme : Actes de congrès Ressources en ligne :Entre histoire et épopée. Les Guillaume d’Orange (IXe-XIIIe siècles)SUDOC : 249719886Description d'après la consultation, 2020-11-10
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La pagination de l'édition imprimée correspondante est de : 330 p.
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Contributeurs : Martin Aurell,Philip E. Bennett,Geneviève Brunel-Lobrichon,Pierre Chastang,Hélène Débax,Alain Dubreucq,Claudie Duhamel-Amado,Patrick Hutchinson,Dominique Iogna-Prat,Christian Lauranson-Rosaz,Laurent Macé,Florian Mazel,Franck Pontiès,Josep Maria Salrach,Stephen White
Notes bibliogr.
Guillaume d’Orange est une figure composite : compagnon de Charlemagne et de son fils Louis, saint laïc, constructeur d’église et d’abbayes, il devient personnage d’épopée et icône littéraire. Son historicité étant attestée, reste à la dégager d’un mythe en construction. Celui-ci s’incarne à la fin du XIIe siècle, en la personne du prince d’Orange, un des protagonistes de la croisade contre les Albigeois. À partir de lui se met en place le célèbre parcours dynastique de la famille d’Orange et son destin royal, multiséculaire et européen. Plusieurs questions s’imposent d’elles-mêmes. Certaines cours nobiliaires méridionales des XIe et XIIe siècles semblent avoir puisé dans le corpus des récits guillelmides pour des finalités diverses : affirmation d’une conscience de soi, utilisation politique du potentiel symbolique. Peut-on identifier les lieux de réception de cette subtile élaboration culturelle ? Par ailleurs, sur les routes de pèlerinage et de croisade, et lors des grandes assemblées aristocratiques, la figure de Guillaume se dégage du cadre méridional et prend une dimension européenne. Selon quelles modalités ? À quoi tient une telle réussite à côte d’autres héros paladins tombés dans l’oubli ? Enfin, le personnage de Guillaume relevant à la fois de l’histoire et de la fiction, le problème du statut respectif des textes historiques et littéraires (avant le XIIIe siècle) mérite d’être posé. Les cloisons étaient-elles aussi étanches entre les actes de la pratique et les textes narratifs, encre compositions épiques et productions lyriques ? L’hypothèse de l’existence d’un épique roman justifie qu’on s’y attarde : jusqu’ici controversée sans qu’elle ait été véritablement discutée, elle est dorénavant au centre de nouveaux questionnements.
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